Capharnaüm 3 : Imaginaire monstre
Revue de créations libres
210x290mm, dos collé, 68 pages, noir et blanc

Le monstre c'est celui que l'on ne connaît pas,
celui que l'on ne comprend pas.

Les enfants, eux, ont leur propre interprétation du monstre ; souvent c'est un gros animal vert avec une grande langue et des griffes aiguisées. Un peu plus âgés, ils en développeront les contours grâce aux univers fantastiques des films et des jeux vidéos. Adulte, le monstre est remisé au placard. À moins que l'on n'applique ce mot à nos peurs matures : le monde inconnu, l'adversaire ignoble, le patron vociférant, le politique agressif, l'amour déchu. Au Moyen-Âge le monstre traduit l'enfer, l'anormalité ; au fil du temps, sa définition évolue avec les mentalités, la science et les modes d'expression.
Aujourd'hui, on nous apprend à avoir peur de l'autre, de l'environnement, de nos propres émotions. Le monstre est un reflet psychanalytique de nos angoisses. Il nous permet de matérialiser les éléments que nous aimerions connaître, maîtriser. On distingue deux grandes espèces de monstres : les affectifs, ceux qui habitaient nos livres d'enfant et que l'on redécouvre avec nostalgie et les métaphoriques, ceux bien réels qui partagent nos vies. Le monstre reste synonyme de l'inconnu, du mal en embuscade ; on continue à lui donner une forme animale pourtant on pourrait croire qu'à notre époque le plus grand danger ne vient plus de la nature mais de l'homme lui-même. L'Art dans ce qu'il a de prospectif, d'original, d'imaginatif, d'irréel, a toujours été en mesure de nous proposer des représentations du monstre.

Capharnaüm se transforme pour ce numéro en cabinet de curiosités, répertoire non exhaustif des monstres du second millénaire. Mélanges d'images d'archives, de créations numériques et de phrases libérées, ces bêtes reflèteront sûrement certains de vos cauchemars. Petits ou grands, gentils, méchants : les monstres s'offrent à vous ! Et si jamais vous prenez peur, il vous suffira de refermer ces pages et de les laisser dormir entre les lignes...


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